La forêt, un patrimoine à transmettre

Investir dans un groupement forestier permet de devenir propriétaire indirect de forêts, en France et notamment dans les massifs alpins, et de bénéficier d’atouts fiscaux pour l’impôt sur le revenu, l’IFI et la transmission. Un placement de très long terme, au rendement modeste, qui se pense de génération en génération.

Groupement forestier d’investissement · GFI

Chaîne des Aravis enneigée au-dessus d’une mer de nuages
Chaîne des Aravis
Avantage fiscal
Réduction d’impôt à la souscription, exonération de 75 % pour l’IFI et la transmission, sous conditions
Horizon conseillé
10 ans et plus, idéalement à l’échelle d’une génération
Ticket d’entrée
Quelques centaines à quelques milliers d’euros, selon le groupement
Niveau de risque
Modéré à élevé : climat, marché du bois, liquidité

Pour qui ?

  • Vous préparez la transmission de votre patrimoine à vos enfants ou petits-enfants et souhaitez en alléger le coût
  • Vous êtes redevable de l’impôt sur la fortune immobilière
  • Vous cherchez un actif tangible, peu corrélé aux marchés financiers
  • Vous êtes attaché à la montagne et à ses forêts, et souhaitez contribuer à leur gestion durable

Comment ça marche

Un groupement forestier d’investissement (GFI) est une société civile qui acquiert et gère des forêts pour le compte de ses associés. Agréé par l’Autorité des marchés financiers, il est géré par une société de gestion qui sélectionne les massifs, organise les coupes de bois, les replantations et l’entretien, selon un plan de gestion durable.

Les revenus proviennent principalement de la vente de bois et, accessoirement, de la location de la chasse. Ils sont faibles et irréguliers. La valeur des parts dépend de celle des forêts détenues, qui évolue lentement avec le prix du foncier forestier, celui du bois et l’état sanitaire des peuplements.

Dans les Alpes, les forêts de résineux, sapins, épicéas et mélèzes, forment un patrimoine précieux mais exposé : sécheresses, attaques de scolytes, risques d’incendie ou de tempête. La diversification des massifs et des essences est essentielle.

Avantages et points de vigilance

Ce qu’il apporte

  • Une exonération de 75 % de la valeur des parts pour le calcul des droits de donation et de succession, sous conditions
  • Une exonération de 75 % de la valeur des parts dans l’assiette de l’impôt sur la fortune immobilière, sous conditions
  • Une réduction d’impôt sur le revenu à la souscription, selon les règles en vigueur
  • Un actif réel, dont la valeur évolue de façon largement indépendante des marchés financiers
  • Un placement porteur de sens, au service de la gestion durable des forêts

Points de vigilance

  • Un rendement faible et irrégulier, qui ne doit pas constituer l’objectif principal
  • Des risques naturels et climatiques significatifs : tempête, incendie, sécheresse, maladies et ravageurs
  • Une liquidité limitée : la revente des parts dépend des demandes et peut être longue
  • Des frais de souscription et de gestion à intégrer sur une durée longue
  • Des avantages fiscaux conditionnés à des engagements de gestion durable et de conservation, la réduction d’impôt entrant dans le plafonnement global des niches fiscales

Fiscalité

En matière de transmission, les parts de groupements forestiers bénéficient du régime dit « Monichon » : elles sont exonérées de droits de donation et de succession à hauteur de 75 % de leur valeur, à condition notamment d’être détenues depuis plus de deux ans et que le groupement s’engage à appliquer, pendant trente ans, une garantie de gestion durable. Une exonération de 75 % s’applique également pour l’IFI, sous des conditions comparables.

La souscription de parts peut ouvrir droit à une réduction d’impôt sur le revenu égale à un pourcentage des versements, 18 % au taux de droit commun, dans la limite de plafonds annuels et sous condition de conservation des parts. Elle entre dans le plafonnement global des niches fiscales de 10 000 € par an. Les revenus forestiers relèvent quant à eux d’une fiscalité spécifique, généralement modérée, selon la loi de finances en vigueur.

L’avis du conseiller

Nous envisageons le groupement forestier comme un outil de transmission avant d’être un placement. Nous vérifions avec vous l’horizon, les conditions des exonérations et la qualité de la société de gestion, et nous privilégions des groupements diversifiés, y compris lorsque l’attachement aux forêts alpines guide votre choix.

Luc Servaes, fondateur d’Atrium Gestion Conseil

Questions fréquentes

Comment fonctionne l’exonération de 75 % des parts de groupement forestier ?

Pour les droits de donation et de succession, comme pour l’IFI, les parts ne sont retenues que pour 25 % de leur valeur, sous conditions : détention des parts depuis plus de deux ans et engagement du groupement à une gestion durable pendant trente ans. Le non-respect de ces engagements peut entraîner la remise en cause de l’exonération.

Quel rendement attendre d’un groupement forestier ?

Le rendement courant est faible et irrégulier, issu principalement des ventes de bois. L’intérêt du placement tient surtout à la préservation de la valeur sur le long terme et aux avantages fiscaux de transmission. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Peut-on investir dans une forêt des Alpes ?

Oui, en direct par l’achat d’une parcelle, ou indirectement via un groupement qui détient des massifs alpins parmi d’autres. L’investissement en direct suppose de s’impliquer dans la gestion et de bien évaluer les contraintes de la montagne : accès, exploitation, risques naturels. Le groupement mutualise ces contraintes.

Groupement forestier ou assurance-vie pour transmettre ?

Les deux se complètent. L’assurance-vie offre un abattement par bénéficiaire et une grande souplesse ; le groupement forestier permet de transmettre un actif réel pour 25 % de sa valeur fiscale, sous conditions. Leur combinaison s’étudie au regard de votre patrimoine et de vos héritiers.

Fiche d’information générale, à jour de la réglementation connue en 2026 et susceptible d’évoluer avec chaque loi de finances. Elle ne constitue pas un conseil personnalisé. Tout investissement comporte des risques, dont celui de perte en capital.

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